La guerre aux locations meublées par la mairie de Paris

L’essor des locations meublées, destinées aux touristes, fleurissent partout dans le monde. Et Paris ne déroge pas à la règle. La ville la plus visitée du monde compte entre 20 000 et 30 000 locations meublées qui servent essentiellement au tourisme.

Les locations de courtes durées, comme les locations meublées par exemple, favorisent le tourisme en enrichissant les différentes offres hôtelière de la capitale.

Néanmoins, le développement massif de celles-ci engendre une perte d’espaces habitables à Paris. C’est ce que constate Ian Brossat l’adjoint au maire de Paris. Il fait de la protection des surfaces habitables une priorité depuis l’adoption définitive de la loi Alur , en mars 2014 et ainsi stopper cette hausse de prix. Il ne voit aucun mal pour un propriétaire de faire des locations meublées, si elle n’excèdent pas quelques semaines par an.  En revanche la guerre au locations meublées est faite surtout contre les propriétaires qui possèdent plus de 4 appartements qui sont transformés illégalement (puisque sans autorisations) en meublés touristiques. En plus de ne pas respecter les règles, ils créent un manque de logements à Paris.

guerre contre les locations meublées à ParisLes moyens d’actions pour lutter contre les locations meublées des multi propriétaires

La mairie de Paris agence une équipe d’inspection de locations meublées touristiques afin de voir si toutes les règles sont bien appliquées. Depuis 2012 ce n’est pas moins de 630 contrôles (estimations) qui ont eu lieu à Paris. En cas de non respect, il peut y avoir de lourdes sanctions avec par exemples des amendes de 25 000 euros par logements loués.
Depuis la loi Alur, ces inspecteurs voient leur champs d’action augmenter ce qui a « dissuadé plusieurs propriétaires » selon d’adjoint au maire de Paris. Plusieurs propriétaires de locations meublées ont contactés la mairie afin de régler leur situation.
En 2014, il devrait y avoir encore plus de contrôle dans cette guerre contre les locations meublées parisiennes.

Des résultats positifs qui redonnent de l’espoir aux « vrais » locataires de Paris

La disparition de surfaces dédiées au habitions a considérablement ralentie, puisqu’en 2008, Paris avait perdu aux alentours de 50 000 m² de surfaces de logement. Depuis 2009, seulement 8 5000 m² en moyenne disparaissent ce qui est un point positif (entre 2009-2013 -25 500 m² de perdu). C’est pourquoi cette politique tend à s’accentuer pour pouvoir proposer des habitations vivables aux acteurs majeurs qui font économiquement fonctionner la ville, et non plus constater des locations meublées destinées aux millions de touristes qui passent chaque année par la capitale.

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